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En baie de Somme, l’automne se regarde aux jumelles

Par Dominique Fresnaye
Zone humide et oiseaux au parc du Marquenterre, photographiés en mai 2019
Le Marquenterre au printemps, le 24 mai 2019. Ras Zion Lion (Paddy), CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons.

Un ciel immense, des lignes d’eau et, soudain, un groupe d’oiseaux qui change de direction. En baie de Somme, l’automne donne une bonne raison de ralentir. On peut venir pour le paysage et repartir avec une curiosité nouvelle pour ceux qui le traversent. En septembre ou en octobre, notre proposition tient en deux temps, une découverte du Marquenterre et une promenade au bord de la baie.

Pas besoin de connaître les espèces pour commencer. Une paire de jumelles, quelques explications et le plaisir de regarder suffisent à donner du relief à un week-end. L’objectif n’est pas de cocher le plus grand nombre d’oiseaux, mais de comprendre ce qui se passe devant soi.

Le Marquenterre, une porte d’entrée sur la migration

Situé à Saint-Quentin-en-Tourmont, entre Le Crotoy et Quend, le parc du Marquenterre réunit sur 260 hectares des dunes, des bois et des zones humides. C’est une manière accessible d’aborder un territoire dont les oiseaux constituent l’un des grands attraits.

Commencez par demander à l’équipe ce qui a été observé récemment et quel parcours correspond au temps dont vous disposez. Cette information du jour sera plus utile qu’une liste d’espèces trouvée avant le départ. Les migrations sont un phénomène vivant, pas une programmation avec apparition garantie.

Notre conseil aux débutants, regardez d’abord sans chercher le nom. Un bec, une posture, un déplacement ou une façon de se nourrir fournissent déjà des indices. Les questions viennent ensuite beaucoup plus naturellement.

En octobre, une sortie guidée pour aller plus loin

L’agenda du parc annonce les Semaines de la migration du 17 octobre au 1er novembre. Les sorties présentées durent environ deux heures et demie à trois heures et s’adressent aux visiteurs à partir de huit ans. Le descriptif prévoit les jumelles dans la prestation. Vérifiez le calendrier de réservation pour les séances effectivement proposées.

Avec des enfants plus jeunes, mieux vaut demander une formule adaptée que supposer qu’une longue observation conviendra à tous. Pour une première visite, la qualité du moment compte davantage que sa durée. Prévoir une pause et accepter de raccourcir le parcours peut sauver l’envie de revenir.

Le lendemain, changer d’échelle au bord de la baie

Après les détails observés aux jumelles, place aux grands paysages. Choisissez Saint-Valery-sur-Somme ou Le Crotoy comme point de promenade et prenez le temps de regarder les variations du rivage. La présentation de la baie par l’office de tourisme explique le rôle des marées et des vasières dans la vie des oiseaux.

Ne confondez pas une balade sur les espaces aménagés avec une traversée de l’estuaire. Pour cette dernière, passez par un guide qualifié et suivez ses consignes. Une grande étendue de sable découverte ne donne pas, à elle seule, la mesure des chenaux et du retour de la mer.

Composer un week-end qui laisse respirer

Nous suggérons une seule activité réservée par jour et un hébergement choisi selon les trajets réels. Évitez d’ajouter une traversée guidée juste après une longue visite du parc simplement parce que les deux tiennent sur le papier.

Vêtements coupe-vent, chaussures adaptées et protection contre la pluie permettront d’ajuster le programme. Si la météo contrarie la sortie, demandez quelles visites restent possibles et à quelles conditions. Le bon souvenir sera peut-être un vol observé dix minutes, plutôt qu’un parcours achevé coûte que coûte.

Pour prolonger cette envie d’observer ailleurs en France, retrouvez notre article sur les flamants de Pont de Gau. Deux territoires différents, une même invitation à regarder avant de photographier.

Guide documentaire, informations vérifiées le 8 septembre 2026. Séances, accès et météo à reconfirmer avant le départ.

Photo de couverture, le parc du Marquenterre le 24 mai 2019, Ras Zion Lion (Paddy), via Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0. Vue d’archive au printemps, pas une photographie de la migration d’automne 2026. Redimensionnement technique pour l’affichage, sans retouche du contenu ; image conservée sous la même licence.

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